LE  SEUL  SITE  D'INVENTAIRE  NATURALISTE  SUR  L' OUEST  DE
 L' HERAULT ( "BITERROIS" )


 LA   GARRIGUE   LANGUEDOCIENNE
( MATORRAL  DU  SUD  DE  LA  FRANCE )

 PLANTES,  INSECTES  ET  AUTRES  INVERTEBRES


       Un vaste panorama de la Garrigue languedocienne ("Matorral") est en cours de réalisation depuis le début  2008 (André LOPEZ avec la collaboration de Francis MARCOU, tous deux naturalistes biterrois et anciens présidents de la société d' Etude des Sciences naturelles de Béziers  http://www.sesnb.fr/).
       
        Prenant pour modèles  le Parc culturel du Biterrois en Domitienne (collines de Lespignan,Nissan et Ensérune, plateau de Fontcaude en particulier),  la région du Saint Chinianais
et la partie adjacente du Minervois 
à l' extrême ouest du département de l'Hérault, cette étude en décrit progressivement la géologie, la flore méditerranéenne et  la faune (Invertébrés) sans oublier l'impact historique de l'Homme sur les paysages végétaux et leurs nombreux facies. Etrange paradoxe, les activités humaines pastorales, agricoles et l' "art de la pierre sèche" ("architecture vernaculaire") les ont à la fois dégradés et favorisés depuis le Néolithique.

        Le Saint Chinianais au sens large peut être défini comme un ensemble des 13 communes formant le canton de Saint-Chinian, connu du public pour ses vins A.O.C. Il comporte, d'est en ouest, : Cessenon-sur-orb, Cazedarnes, Prades-sur-Vernazobre, Pierrerue, Cébazan dont l'immense matorral est remarquablement prospecté par F.Marcou, Saint-Chinian, Babeau-Bouldoux, Cruzy, Montouliers, Villespassans, Assignan, Agel et Aigues-Vives, ces deux dernières "enclavées" dans le Minervois par leur situation géographique.  Un peu arbitrairement, mais pour le grand intérêt de leur Garrigue, nous lui adjoignons : Lugné,Roquebrun,Saint-Nazaire-de-Ladarez, Causses-et-Veyran et "Monts de Faugères" (Cabrerolles, Caussiniojouls)  ainsi que le secteur de Roujan-Montesquieu au nord-est  ;  enfin, Berlou, Pardailhan et Coulouma,  ces deux derniers villages avec leurs "hautes garrigues", au nord-ouest.

          La partie adjacente du Minervois inclue les communes de Saint-Jean, Bize, la Caunette et, naturellement, Minerve.
  

       La géologie du Saint Chinianais et du Minervois est remarquable par la diversité complexe des terrains ainsi que leur richesse paléontologique (gisements de fossiles, Dinosaures en particulier). Le modelé karstique
est souvent  net dans les zones calcaires où il y offre des formes de surface (lapiez, reliefs ruiniformes...) et des formes profondes (grottes notamment, telles que Cailhol, Saint-Jean du Minervois ou du Gourp des Boeufs, Aldène...). Le Spéléo-Club de Béziers et des Avant-Monts (
http://scbam.free.fr ) a démontré l'extraordinaire ampleur de ce milieu souterrain (Jacky Fauré et col.). D'autres structures géologiques, non karstiques,confèrent aussi à la garrigue un attrait particulier.  

     L' "architecture vernaculaire" est liée à ce support minéral et se fond dans les paysages végétaux. Résultat d'épierrements, elle se compose de clapas, murs et capitelles. Quoique plus anciens, les mégalithes (dolmens, menhirs) peuvent lui être rattachés. 

       La flore méditerranéenne  réunit des taxons généralement xérophiles, parfois localisés ou même trés rares.  Les uns prédominent dans la garrigue proprement dite, sur sols marno-calcaires, où ils composent des paysages végétaux variés,  les autres, plus homogènes, dans le maquis, sur sols siliceux. Ces formations spontanées sont surtout buissonnantes et arbustives. Souvent intriquées en "mosaïque", elles peuvent être groupées sous un nouveau terme générique espagnol, le "Matorral", qui désigne aujourd'hui plus volontiers la communauté végétale méditerranéenne xérophytique. Il importe de souligner ici que nombre des plantes de la garrigue se retrouvent  loin de notre dition, mais toujours en Languedoc, sur les Causses majeurs (nord du département et au delà). 

    La faune, dont l'étude est limitée ici aux seuls InvertébrésMollusques, Araignées et autres Arachnides, Diplopodes, Chilopodes, Crustacés et surtout Insectes (accessibles par des vignettes ou par leur classification ), les Lépidoptères étant traités séparément pour le  maquis et la garrigue proprement dite.
       Cette faune se compose de taxons visibles sur les voies de cheminement, dans la végétation, mais aussi  parmi et sous les pierres (espèces lapilicoles). Elle se retrouve dans le milieu souterrain qui est en large communication aves la Garrigue. Cette composante
dite " faune cavernicole" y a fait l'objet de nombreuses recherches originales depuis 1978 (André Lopez, Francis Marcou et col.) Etant donné son interêt, nous en étendons l'étude à des cavités situées dans les Avant-Monts (versant méridional de la "Montagne noire" au  sens des géologues : depuis le Saint-Ponais jusqu'à Cabrières), bien que ces derniers débordent largement la dition.

       La faune et la flore de Garrigue, dont la richesse traduit une extraordinaire biodiversité dans notre région, sont également accessibles, sur le plan local,  à partir des sites de la Médiathèque André Malraux (Béziers), du Spéléo-Club de Béziers et des Avant-Monts, de la Mairie de Colombiers, du siège de la Domitienne (communauté de communes)  et du  "Parc culturel du Biterrois".                                                                                            

 http://www.parc-culturel-biterrois.fr/
   Images du Patrimoine > Histoires et terres de garrigue > Espèces animales et végétales

                   
   Cette Nature ouest-héraultaise s'avère donc exceptionnelle mais est malheureusement presqu'ignorée, y compris de beaucoup de municipalités qui devraient  mieux s' informer de ses richesses
, ne serait-ce qu'en consultant ce sous-site, et d'y faire éviter la pollution dans la mesure du possible. De plus, force est de constater qu'à basse altitude, l'aridité s'accroît progressivement, au point d'y devenir presque maghrébienne. Si l'on excepte les intempéries cataclysmiques de la fin Novembre 2014, les pluies vont en se raréfiant alors que l'est de l'Hérault et le Gard  subissent trop souvent des précipitations diluviennes. Il s'ensuit que les xérophytes les mieux adaptés commencent à pâtir de cette sècheresse qu'aggrave encore la quasi-permanence des vents.                                      

             

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